5 guides pour améliorer sa découvrabilité!

Par Catherine Chagnon

La Communauté de pratique numérique du Conseil de la culture soutient les organismes de diffusion des arts de la scène à relever les défis de la découvrabilité. Depuis son lancement en 2018, la Communauté de pratique a abordé le sujet de la découvrabilité sous différents angles pour faire avancer les connaissances du milieu des arts et de la culture.

La découvrabilité : où en sommes-nous deux ans plus tard?

Nous constatons fièrement que l’enjeu de la découvrabilité est maintenant un enjeu partagé. Mieux encore, experts en la matière et organismes culturels se sont penchés sur la question pour y apporter des solutions. Cela donne lieu à de nombreux partages d’expériences pour transférer les apprentissages.

Nous vous suggérons 5 guides à consulter à propos de la découvrabilité et des bonnes pratiques connues à ce jour (il s’agit d’une liste de références non exhaustive!).

1. Guide de bonnes pratiques sur les métadonnées descriptives de la diffusion vidéo d’un spectacle d’opéra

En 2019, l’Opéra de Montréal a proposé une nouvelle offre culturelle, qui a pris la forme d’une seule diffusion du spectacle Une Carmen pour tout le Québec!, de manière coordonnée, dans plusieurs salles de spectacles multidisciplinaires du Québec. S’appuyant sur l’idée que les métadonnées constituent un puissant outil pour la mise en marché de l’offre culturelle à l’ère des plateformes numériques, l’organisme a réfléchi à la meilleure façon de décrire l’événement par des métadonnées. Un guide fort instructif a été rédigé pour partager les fruits de leur réflexion avec le milieu culturel québécois. Consulter le guide

2. Bien documenter pour favoriser la découverte en ligne. Travailler avec des métadonnées

Ce guide pratique dédié au milieu de la danse propose une méthode et des outils faciles à utiliser pour bien documenter les contenus par la production et la réutilisation de métadonnées. Publié en 2019 par la Fondation Jean-Pierre Perreault, le guide présente également une façon de cartographier son écosystème numérique, comment représenter de l’information sous forme de métadonnées et comment collaborer à un projet de documentation, en équipe, au sein d’une organisation ou avec des partenaires. Consulter le guide.

3. Comment concevoir la découvrabilité en 2020?

C’est sous l’angle la «Découvrabilité: par où commencer?» que s’amorce la discussion menée par Catherine Mathys, directrice de la veille stratégique du Fonds des médias du Canada. Elle échange avec trois acteurs de l’industrie audiovisuelle canadienne. Disponible en format balado, l’échange permet d’aborder les meilleures pratiques, les piliers de la découvrabilité, les leçons apprises et les diverses façons d’améliorer, souvent à peu de frais, la découvrabilité de ses œuvres. Écouter le balado.

4. Guide de la découvrabilité et des bonnes pratiques sur le Web

Afin de sensibiliser les acteurs culturels de leur région aux défis de la découvrabilité, Culture Laval a réalisé un guide pratique associé à leur projet de plateforme web Signé Laval. Composé de onze fiches thématiques, le guide propose des astuces pratiques, simples et efficaces pour mieux utiliser le web et de documenter les contenus, les œuvres, les événements au regard d’aujourd’hui. Consulter le guide.

5. Augmenter la visibilité et la connaissance de la danse grâce à Wikipédia

Saviez-vous que Wikipédia peut jouer un rôle important dans la visibilité de vos contenus culturels sur internet? Ses pages figurent d’ailleurs souvent dans les premiers résultats de recherche sur Google. Le Regroupement québécois de la danse (RQD) propose un article pour son milieu pour faire découvrir le b.a.-ba de Wikipédia, ainsi que quelques ressources pour que sa discipline soit davantage présente dans cette encyclopédie. Consulter l’article.

Questions, commentaires, suggestions ou autre besoin en lien avec la découvrabilité?

La Communauté de pratique numérique du Conseil de la culture des régions de Québec et Chaudière-Appalaches est là pour vous! Veuillez écrire à Catherine Chagnon, agente de développement culturel numérique : catherine.chagnon@culture-quebec.qc.ca

Quelques références liées aux 5 concepts pour comprendre et développer des projets numériques!

Par Catherine Chagnon

Le numérique, l’informatique, le multimédia, la technologie quelle est la différence? On a l’impression que cela change tout le temps et qu’on ne comprend pas vraiment. Et pourtant.

Cela fait partie de nos vies, aujourd’hui plus que jamais. À défaut de tout connaître (et parce que ce n’est pas nécessaire de tout savoir), nous vous résumons à l’aide de mots clés, cinq concepts pour avancer avec confiance dans la voie numérique!

Voir le numérique selon 5 concepts généraux

  1. L’interconnexion : on la décrit par mutualisation, mise en commun, open source, communauté, réseaux sociaux, coopétition et cocréation.
  2. L’interactivité : on l’explique par rétroaction, hypertexte, multimédia et expérience utilisateur.
  3. Les données : on fait référence à la désintermédiarisation, la prolifération des contenus, les mégadonnées et la publicité ciblée.
  4. La découvrabilité : on y associe les concepts d’hyperpersonnalisation, de plateformes, de métadonnées, de référencement, de classement et de données liées.
  5. Le développement itératif : on le définit par la méthode Agile, l’organisation du travail, le développement de compétences, la réponse aux besoins et l’adaptation aux changements.

Des compléments d’information sont accessibles dans le Coffre à outils de la Communauté de pratique numérique.

Nous ne sommes pas seuls!

Le soutien à l’utilisation du numérique en culture est offert par de nombreux organismes. Nous vous partageons quelques organismes en référence pour aider à vous y retrouver! Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive.

Organigramme des organismes de soutien

Niveau régional et municipal

Niveau provincial

Niveau fédéral

Organismes reconnus

5 programmes de financement pour le numérique en culture

Différents fonds, programmes ou appels à projets sont disponibles pour favoriser l’utilisation du numérique en culture, dont les références suivantes :

Il faut rappeler que la liste des financements présentés n’est pas exhaustive. Il y a d’autres appels de projets, entre autres, via le ministère de la Culture et des Communications.

Des exemples autour des 5 concepts numériques

Des références de la Communauté de pratique numérique

Des questions ou des suggestions?

Pour plus d’information, veuillez écrire à Catherine Chagnon, agente de développement culturel numérique au Conseil de la culture des régions de  : communaute@culture-quebec.qc.ca

Exploiter les données issues d’une plateforme de billetterie avec Airtable

Par Christian Roy

Comme nous l’avons expliqué dans le premier texte de cette série, les données historiques de ventes (ou de visites, pour les événements gratuits) d’un diffuseur de spectacles sont précieuses. Le deuxième texte de la série nous a permis de voir comment le Carrefour international de théâtre exploite ces données à travers des tableaux de bord réalisés avec la solution Google Data Studio.

Ce troisième et dernier (pour l’instant!) texte de la série s’attarde à l’approche retenue par Le théâtre du Trident, qui a choisi d’utiliser la plateforme Airtable pour exploiter ses données de ventes. L’équipe du Trident a été accompagnée par un conseiller de la Communauté de pratique numérique du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (CPN) pour développer la preuve de concept de la solution.

Point de départ

Les données concernant les ventes et la clientèle du Trident sont stockées dans sa plateforme de billetterie.

Le Trident souhaitait se doter de moyens…

  • d’enrichir les données concernant la clientèle, par exemple par l’ajout d’étiquettes (« tags ») permettant d’identifier des clients fidèles, des donateurs, etc.
  • de générer des listes de clients en fonction de différents critères (les étiquettes, clients abonnés, acheteurs de tel ou tel spectacle, etc.)
  • d’identifier ses clients et ses abonnés fidèles
  • de conserver une copie des précieuses informations relatives à ses ventes et à ses clients dans une plateforme indépendante de la plateforme de billetterie, et qui soit pérenne même en cas de changement de solution de billetterie.

Des premières recherches réalisées en interne avaient permis à l’équipe d’identifier Airtable comme solution possible. L’équipe avait fait des tests préliminaires d’Airtable sur un petit jeu de données.

Analyse, conception et prototypage

Avant de démarrer les travaux, une phase d’analyse plus détaillée a été réalisée par l’équipe du Trident et le conseiller de la CPN. Ces travaux ont permis d’identifier certains défis qui devraient être relevés dans la mise en place d’une solution.

Le premier défi est l’absence de mécanismes qui permettent d’extraire les données de façon automatisée de la plateforme de billetterie (par exemple, une API). Cela fait en sorte qu’il est impossible de synchroniser les données de façon automatique et en temps réel depuis la billetterie vers un autre système. Il faut donc imaginer un processus qui implique forcément une intervention humaine, mais qui la simplifie au maximum (pour gagner du temps, mais également pour réduire les risques d’erreurs).

Le second défi est associé aux données elles-mêmes, qui ne sont pas parfaites. L’exemple classique est celui des adresses, qui ne sont pas toujours saisies de la même façon (pour toutes sortes de bonnes ou de moins bonnes raisons). On se retrouve avec des coordonnées qui peuvent parfois être utilisées telles qu’elles, alors que d’autres doivent être corrigées (pour isoler le code postal de l’adresse civique, par exemple). La difficulté du projet est de faire en sorte qu’on puisse corriger les données dans la nouvelle plateforme, sans « perdre » les corrections lors de futures synchronisations (en sachant qu’évidemment, la solution idéale serait de corriger les données à la source).

Enfin, le troisième grand défi relève du volume de données. Le nombre d’enregistrements généré par les données concernant les clients et leurs achats de billets et d’abonnement dépasse la capacité du plus grand forfait Airtable!

Les travaux du conseiller le CPN, en appui à l’équipe du Trident, ont permis d’arriver à une base de données Airtable, couplée à une procédure de synchronisation de données depuis la plateforme de billetterie. Cette base répond aux besoins qui avaient été identifiés, et la procédure de synchronisation apporte des solutions aux défis décrits ci-dessus, et à plusieurs autres enjeux techniques (si vous avez déjà fait circuler des fichiers CSV depuis applications patrimoniales qui ont été bâties pour être compatibles avec Excel 97, vers des applications modernes qui respectent vraiment le standard CSV, vous avez une idée de ce dont on parle…)

Le résultat

Après l’intervention de la CPN, le résultat est une base de données Airtable qui contient l’ensemble des clients du Trident, et de leurs achats.

Cela permet de générer des listes et des statistiques de façon très simple, avec les outils d’Airtable.

Statistiques sur les acheteurs de billets. Un champ calculé détermine le nombre de billets achetés par un client. La fonction de gestion des champs dans une « vue » permet de limiter l’affichage aux colonnes pertinentes. La fonction de filtre permet de se concentrer sur certains enregistrements. Enfin, la fonction de tri permet de présenter les données en ordre décroissant de nombre de billets.

 

Une autre vue est optimisée pour générer des listes d’adresses courriel. L’outil de tri permet de sélectionner les clients à inclure dans la liste. Ici, on souhaite rejoindre tous les clients qui ont acheté plus de deux billets, et dont on a l’adresse courriel. La liste peut être « copiée-collée » ailleurs, ou exportée au format CSV.

Le résultat des travaux de la communauté de pratique inclut également un document de référence qui explique l’architecture des données, et la procédure de nettoyage et de synchronisation. La solution s’appuie sur un processus qui implique des étapes manuelles et des étapes automatisées :

Il s’agit d’un processus ETL très simple. Les données sont extraites de la plateforme de billetterie au format CSV. La conversion (simple correction à l’encodage) est effectuée dans Google Sheets. Enfin, les données sont chargées dans Airtable grâce au bloc d’import CSV, où des formules font la majorité des corrections et standardisation.

 

Apprentissages et autres notes

Évidemment, la démarche a permis de faire des apprentissages et des constats qu’il pourrait être utile de partager.

L’enjeu de la qualité des données, et ses impacts, sont évidemment incontournables. Dans le cadre du présent projet, notons que les données exportées de la plateforme de billetterie s’appuyaient sur des identifiants uniques de clients, utilisés à la fois pour les données de clientèle et des ventes. Cet identifiant agissant comme clé de jointure, il a été possible de reconstituer en bonne partie une structure de données cohérente.

Un autre apprentissage réside dans la façon d’utiliser le bloc d’importation CSV d’Airtable. Plus spécifiquement, la bonne utilisation de son option d’ajout en absolu ou de façon incrémentale a été essentielle (pour des données de clients, on veut ajouter seulement les nouveaux, et mettre à jour ceux qui étaient déjà présents dans la base; pour les données de ventes, on veut toujours tout compiler).

Enfin, le défi du volume de données est toujours d’actualité. L’équipe du Trident est en contact avec Airtable pour savoir s’il est possible d’obtenir des forfaits permettant de traiter un plus grand volume.

Comment en savoir plus?

Si vous voulez en savoir plus sur la solution Airtable, nous vous invitons à visionner l’enregistrement de la conférence en ligne offerte par la CPN sur le sujet.

De plus, nous publierons des suites aux articles de la présente série si de nouvelles informations s’ajoutent. Assurez-vous d’être abonnés à l’infolettre de la CPN ou membre du groupe Facebook pour être recevoir l’information.

De plus, n’hésitez pas à prendre rendez-vous à la Clinique de la CPN si vous souhaitez discuter du sujet avec nous!

Crédits

Les icônes utilisées dans les schémas sont tirées de The Noun Project : Software de Adrien Coquet, CSV de StoneHub, spreadsheet de Erickson Duverge et database de Vectors Point.

Les saisies d’écran illustrent la base Airtable du Théâtre du Trident et sont reproduites (avec des données anonymisées) avec autorisation.

Exploiter les données issues d’une plateforme de billetterie avec Google Data Studio

Par Christian Roy

Comme nous l’avons expliqué dans le premier texte de cette série, les données historiques de ventes (ou de visites, pour les événements gratuits) d’un diffuseur de spectacles sont précieuses. 

L’équipe du Carrefour international de théâtre le sait et a déployé, de façon itérative, différents outils pour exploiter ces données. Nous vous présentons ici le résultat de leur plus récente itération, réalisée avec l’accompagnement de la Communauté de pratique numérique du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (CPN). Ce nouvel outil de tableau de bord s’appuie sur la solution Google Data Studio.

Point de départ

Les données d’usage du Carrefour ont historiquement été exportées depuis l’outil de billetterie (il y a eu plusieurs outils différents utilisés au cours des dernières années, pour des raisons que nous n’aborderons pas ici). Un membre de l’équipe avait développé un processus d’extraction, de stockage, de traitement et de consultation des données avec l’outil RapidMiner

La solution présentait différents problèmes :

  • à cause de la complexité technique du processus et des outils, l’équipe commerciale n’était pas suffisamment autonome pour interroger les données
    • l’interrogation des données reposait donc sur les compétences d’une seule personne (qui ne fait d’ailleurs pas partie de l’équipe commerciale) ;
  • la difficulté de croiser des données de différentes sources (à titre d’exemple, les recoupements entre les donateurs et les acheteurs de billets, ou l’impact de campagnes de promotion sur les achats à travers le système de billetterie) ;
  • les tableaux de bord disponibles n’étaient pas présentés visuellement, de façon à permettre une interprétation rapide ;
  • l’outil n’était pas disponible en ligne, et donc son utilisation limitée à certains postes de travail (moyennant des frais de licence de l’application RapidMiner).

C’est pour trouver des solutions à ces problèmes que l’équipe du Carrefour a contacté la CPN.

État des lieux

Pour appuyer la recherche de solutions, l’équipe de la CPN a d’abord dressé un état des lieux portant sur les données disponibles, les systèmes utilisés, et les besoins. Ce bilan, réalisé suite à des entrevues avec les membres de l’équipe du Carrefour, a permis de rédiger un document de définition de projet, qui couchait par écrit :

  • les enjeux et les problèmes du système actuel (évoqués précédemment)
  • les types de données (clients, spectacles, donateurs…)
  • l’inventaire des systèmes qui génèrent ou accumulent des données (billetterie, site web, fichiers Excel…)
  • les besoins qui devaient être comblés (visualiser l’évolution de certains indicateurs, générer des listes…)

C’est évidemment le dernier item, qui porte sur les besoins à combler, qui revêt le plus d’intérêt pour le développement d’une nouvelle solution.

Analyse, conception et prototypage

À partir de l’état des lieux, il a été possible de commencer à réfléchir aux solutions à mettre en place. Le conseiller de la CPN a fait des recherches, et a travaillé à définir encore plus clairement, avec l’équipe du Carrefour, le genre de visualisations recherchées. 

Pour garder les choses simples et faire des itérations rapides sur ce qu’il fallait développer, l’équipe est partie de concepts faits sur papier, en partie à main levée. Ensuite, les premiers tests avec la solution qui semblait le mieux répondre au besoin, Google Data Studio, ont été réalisés avec un petit nombre de données fictives, générées aléatoirement dans Google Sheets.

Une fois que l’équipe est arrivée à la conclusion que l’approche pouvait fonctionner (on avait une « preuve du concept »), le conseiller de la CPN a préparé une première version de l’outil s’appuyant sur les vraies données historiques du Carrefour. C’est évidemment là que ça se complique : bien que les données fussent relativement « propres », il était quand même nécessaire d’effectuer certaines opérations de « nettoyage ». À titre d’exemple, il peut s’agir de standardiser les codes postaux. Tout le « nettoyage » a pu être réalisé avec des formules dans Google Sheets. Ainsi, même lorsqu’on doit remplacer un jeu de données, aucun travail manuel n’est nécessaire pour le nettoyage : les formules prédéfinies font le travail.

Finalement, c’est l’équipe du Carrefour qui a développé les tableaux de bord finaux, avec la méthodologie suggérée par la CPN.

Le résultat

Le résultat final, pour les usagers du Carrefour, et une suite de tableaux de bord qui permettent de visualiser les données de ventes extraites de la plateforme de billetterie.

Les images suivantes montrent certains de ces tableaux de bord (certaines données ont été volontairement masquées; le tableau de bord affiche évidemment des montants ou des noms précis) :

Une page du tableau de bord permet de consulter les données de ventes, en unités, en valeur, et une répartition selon le mode de paiement, le spectacle, le lieu de vente, etc. Les outils en haut de l’écran servent à filtrer les données analysées. Par exemple, ici on analyse un seul spectacle (pour les plus observateurs, ça explique pourquoi le diagramme circulaire du centre contient une seule donnée qui représente 100 %).

 

Une autre page est dédiée à la clientèle. Encore une fois, des filtres par spectacle, codes de tarif ou lieux de vente sont disponibles. Le tableau de bord permet de visualiser le nombre de billets achetés, l’origine des acheteurs, etc.

 

La provenance des acheteurs peut être visualisée autrement, sur une carte, dans cette autre page. La carte est interactive, il est possible de faire un « zoom » pour explorer de façon plus précise les données d’une ville ou d’un quartier.

La solution s’appuie sur un processus qui implique des étapes manuelles et des étapes automatisées :

Résumé d’un processus ETL très simple. Les données sont extraites de la plateforme de billetterie au format CSV. La transformation (nettoyage et certaines manipulations) est effectuée dans Google Sheets. Enfin, les données sont chargées dans Google Data Studio.

Apprentissages et autres notes

Comme mentionné précédemment, c’est évidemment au moment d’intégrer les « vraies » données que les choses sont devenues un peu plus complexes. L’équipe du Carrefour s’y attendait parce qu’elle avait déjà tenté d’exploiter ces données, et connaissait les éléments à nettoyer. Un des apprentissages issus de ce projet est clairement de ne pas sous-estimer la difficulté associée à la (non) qualité des données.

L’autre élément notable est que Google Data Studio est un outil puissant, mais tout de même complexe. Il demande donc un certain apprentissage, et n’est pas nécessairement à la portée de tous. Une fois les tableaux de bord créés, la consultation est simple. Mais la création des tableaux de bord elle-même est relativement compliquée. À moins d’avoir la chance, comme le Carrefour international de théâtre, de disposer d’un geek ou d’une geekette en interne, il pourrait être utile de se faire accompagner pour cette étape.

Enfin, notons que ce genre de solution a l’inconvénient d’avoir une « espérance de vie » limitée. En effet, si la plateforme dont sont issues les données modifie ses formats d’exportation, la chaîne doit être revue. De plus, dès que le diffuseur change de système de billetterie, la solution doit également être adaptée… à moins de sélectionner une plateforme de billetterie qui offre des outils d’analyse de données qui rendent les tableaux de bord externes moins essentiels! C’est d’ailleurs ce que l’équipe du Carrefour a choisi de faire tout récemment.

Comment en savoir plus?

Au cours des prochaines semaines, nous publierons un autre texte portant sur les données de billetterie. Cette fois, nous explorerons la démarche du Théâtre du Trident, qui a pris une approche différente pour combler des besoins similaires à ceux du Carrefour. Assurez-vous d’être abonnés à l’infolettre de la CPN ou membres du groupe Facebook pour être informés de la publication du texte.

De plus, n’hésitez pas à prendre rendez-vous à la Clinique de la CPN si vous souhaitez discuter du sujet avec nous!

Crédits

Les icônes utilisées dans les schémas sont tirées de The Noun Project : Software de Adrien Coquet, CSV de StoneHub, spreadsheet de Erickson Duverge et dashboard de Rafael Garcia Motta.

Les tableaux de bord sont la création du Carrefour international de théâtre et sont reproduits (avec des données anonymisées) avec autorisation.

Exploiter les données issues des plateformes de billetterie : cas vécus

Par Christian Roy

Les données historiques de ventes (ou de visites, pour les événements gratuits) d’un diffuseur de spectacles sont précieuses. Elles contiennent évidemment de l’information utile d’un point de vue comptable. Mais se limiter à cette utilisation serait dommage. En effet, la billetterie peut être un levier pour la transformation numérique de l’organisation. Les données d’usage (ventes, visites…) sont en effet des sources d’information qui peuvent servir à plusieurs fins, en particulier mieux connaître les clients, et communiquer avec eux de façon plus efficace.

L’enjeu est évidemment de bien les exploiter. Cette exploitation efficace des données d’usage repose forcément sur l’utilisation d’outils technologiques adéquats. Dans un monde idéal, la plateforme de billetterie utilisée offrirait tous les outils d’analyse ou d’automatisation pour le faire. Or, ce n’est pas le cas pour toutes les plateformes… Les outils sont parfois trop limités, ou carrément absents.

Alors, on fait quoi?

La première option, c’est de changer de plateforme de billetterie. Il s’agit d’un projet assez complexe (et pas toujours tentant quand tout se passe bien par ailleurs), et qui ne garantit pas d’avoir accès à tout ce qu’on voudrait accomplir.

L’autre option, c’est de se contenter de produire des rapports comptables avec les données d’usage. Mais ce serait un gaspillage d’opportunité très dommage.

Des membres de la Communauté de pratique numérique du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (CPN) ont choisi, au cours des derniers mois, de trouver des compromis entre les deux options extrêmes. Accompagnés par l’équipe de la CPN, ils ont tenté de développer des solutions pragmatiques, réalistes, et adaptées à leur réalité et leur contexte.

Trois projets inspirants

L’équipe du Théâtre du Trident a choisi de synchroniser les données issues de sa plateforme de billetterie dans une base de données personnalisée développée avec Airtable (une application qui a d’ailleurs fait l’objet d’une conférence en ligne de la CPN). La base de données personnalisée permet de consulter des fiches de clients, présente l’historique des achats et des abonnements. Elle permet également de générer des listes de clients à partir de critères variés.

Du côté du Carrefour international de théâtre, les données d’usage étaient exploitées depuis un certain temps avec une solution développée en interne et s’appuyant sur l’outil RapidMiner. Cette solution présentait différents problèmes (complexité, accès limité aux postes disposant d’une licence, difficulté de faire des rendus visuels intéressants, impossibilité d’intégrer des données d’autres sources, comme l’achalandage du site web). Avec l’aide de l’équipe de la CPN, le Carrefour a migré, de façon itérative, son analyse de données vers l’outil Google Data Studio, qui comble plusieurs lacunes identifiées. Résultat : des tableaux de bord très visuels, qui permettent d’analyser les données de façon globale ou en raffinant en fonction de plusieurs critères.

Enfin, deux autres diffuseurs membres de la CPN ont lancé, conjointement, le projet de développer une troisième approche pour s’attaquer à l’enjeu d’une meilleure exploitation des données d’usage. Le financement pour ce projet plus « costaud » n’étant pas encore confirmé, nous ne donnerons pas de détails supplémentaires (mais le ferons dès que possible, promis!).

Comment en savoir plus?

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des textes qui décrivent de façon beaucoup plus détaillée les démarches du Théâtre du Trident et du Carrefour international de théâtre. Assurez-vous d’être abonnés à l’infolettre de la CPN ou membres du groupe Facebook pour être informés de leur publication.

De plus, n’hésitez pas à prendre rendez-vous à la Clinique de la CPN si vous souhaitez discuter du sujet avec nous!

Plan d’action 2019-2022 pour la diffusion des arts de la scène : nos faits saillants!

Par Catherine Chagnon

Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a lancé récemment son Plan d’action 2019-2022 pour la diffusion des arts de la scène. Ce plan fait suite au rapport très complet du Comité de réflexion sur la diffusion des arts de la scène à l’ère numérique présenté en janvier 2019. Constats, analyses, recommandations et pistes d’action, le rapport et le plan d’action 2019-2022 du CALQ regorgent d’information pertinente. Ce sont assurément de bonnes lectures à ajouter à votre liste «à faire»! Comme le temps est précieux, nous avons pensé vous partager les faits saillants que nous avons notés au fil de notre lecture.

Les nombreux facteurs d’influence

Le contexte de la diffusion des arts de la scène au Québec a évolué. Bien sûr, le numérique y est pour quelque chose. Toutefois, il n’est pas considéré comme le principal facteur d’influence. La longue énumération des constats présentés dans le rapport du CALQ (p. 10) donne la mesure des actions à prendre. Du même coup, on comprend qu’il faudra poursuivre sur la voie de l’innovation et de la mutualisation pour relever tous ces défis.

Parmi les constats, on note :

  • l’abondance, la qualité et la diversité de l’offre artistique québécoise
  • la vastitude du territoire et la variété des lieux de diffusion
  • la présence de réseaux de diffusion structurants
  • le renouvellement au sein des organisations
  • l’émergence de nouvelles structures de diffusion
  • le changement dans les habitudes de consommation des clientèles
  • et les technologies numériques 🙂

Des orientations inspirantes

Les travaux du comité de réflexion ont permis de dégager des orientations et des objectifs pour structurer les actions des prochaines années dans le milieu de la diffusion des arts de la scène. Ces orientations sont non seulement pertinentes de manière générale, mais elles correspondent aux besoins identifiés pour développer les services de la Communauté de pratique numérique (QuébecSpectacles) du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches.

Dans les lignes suivantes, on vous précise en rafale pour chaque orientation quelques informations qui ont attiré notre attention (les extraits sont tirés du rapport et du plan d’action du CALQ).

Orientation 1 – Stimuler la concertation et les partenariats

  • La concertation et le partenariat se définissent comme étant l’union active de plusieurs intervenants qui, tout en conservant leur autonomie, partagent un objectif commun et mutualisent leurs efforts en vue de réaliser un projet ou de résoudre un problème.
  • Les rôles de chacun dans la grande chaîne « création, production, diffusion» se diversifient et, en même temps, les tâches se multiplient au sein des organisations.
  • Encourager les meilleures pratiques de mise en commun et d’optimisation des ressources humaines, matérielles et numériques par le soutien de projets collaboratifs, notamment en développement des publics et des disciplines.
  • […] le maillage culture-éducation soit consolidé, entre autres par des partenariats entre centres culturels, municipalités régionales de comté (MRC), commissions scolaires et établissements d’enseignement universitaire.

Orientation 2 – Favoriser la mise à niveau et le développement des compétences

  • La formation continue est un enjeu fondamental pour le milieu de la diffusion. Les changements démographiques, technologiques et disciplinaires, pour ne nommer que ces trois domaines, nécessitent des mises à niveau régulières des connaissances des travailleurs culturels.
  • Le développement disciplinaire et le développement des publics nécessitent également des ressources humaines spécialisées. […] Ces ressources peuvent être mutualisées.
  • Il faudrait favoriser l’accès à des ressources spécialisées.

Orientation 3 – Créer des conditions propices à l’accessibilité et à la fréquentation

  • Le développement et la fidélisation des publics sont au cœur des préoccupations du milieu de la diffusion. Il est primordial pour le CALQ d’appuyer les stratégies qui vont en ce sens.
  • L’analyse des données, rendue possible grâce aux outils numériques, joue un rôle capital en ce domaine. Elle permet notamment d’obtenir des informations pertinentes pour cibler des actions promotionnelles.

Orientation 4 – Assurer une offre culturelle diversifiée et inclusive sur l’ensemble du territoire

  • L’univers numérique, notamment les plateformes Web, présente deux facettes en exerçant une influence à la fois extensive et restrictive sur l’accessibilité et la fréquentation des œuvres.
  • Il est important de considérer que la culture numérique ne donne pas seulement accès à des connaissances diverses ni ne permet la seule diffusion immatérielle des œuvres, mais elle entraîne toute une nouvelle relation entre œuvre et «spectateur».
  • Les diffuseurs doivent être mieux outillés afin de leur permettre d’actualiser leurs pratiques de marketing dans le but de donner davantage d’espace aux propositions artistiques plus à risques.

Le soutien de votre Communauté de pratique numérique

Le CALQ cible neuf actions à privilégier d’ici 2022 en collaboration avec les diffuseurs. À notre plus grand bonheur, ces actions misent beaucoup sur la mutualisation, la mobilisation, l’innovation et les projets collectifs.

Il va sans dire que le fait d’être regroupés depuis bientôt 4 ans au sein de QuébecSpectacles et aussi de la Communauté de pratique numérique du Conseil de la culturedevient un atout pour les membres.

Vous avez des idées de projets pour favoriser la diffusion des arts de la scène? Nous voulons les connaître à QuébecSpectacles et à la Communauté de pratique numérique!

Je veux écrire à la Communauté de pratique numérique!

Références

Conseil des arts et des lettres du Québec (calq.gouv.qc.ca)
«La diffusion des arts de la scène au Québec»

Un modèle d’énoncé de besoins pour le développement d’un site web pour la Communauté de pratique numérique

Par Christian Roy

La transformation numérique des organisations est un sujet vaste qui porte sur plusieurs enjeux. Cette transformation ne se limite certainement pas à faire un site web. Néanmoins, le site web est un sujet essentiel, qui génère typiquement des investissements significatifs en temps et en argent. 

Plusieurs membres de la Communauté de pratique nous ont exprimé, à différentes occasions, le besoin de renouveler leur site web dans les prochains mois ou les prochaines années. Et bien souvent, ils l’ont fait en se demandant par où commencer, ou comment préparer la démarche.

Notre réponse: un document modèle d’énoncé de besoins pour le développement d’un site web.

Ce document sert à la fois de guide et de listes de choses à ne pas oublier pour documenter les besoins d’une organisation qui veut développer (ou améliorer) un site web. Le document d’une douzaine de pages présente plus de vingt thèmes importants à documenter. Pour chaque thème, des explications, des conseils ou des exemples d’énoncés qui permettent de documenter certains types de besoin sont fournis. 

Le guide a été rédigé en tenant compte des réalités d’organisations oeuvrant dans le secteur des arts de la scène, qui vivent des réalités particulières : présence des plateformes de billetterie en ligne dans l’écosystème, enjeux de découvrabilité…

Le guide a été préparé en interne par l’équipe de la Communauté de pratique, et a été enrichi par les précieux commentaires de représentants de trois entreprises qui développent des sites web, iXmédia, Libéo et Sigmund (nous les remercions d’ailleurs!).

Il peut être utilisé de plusieurs façons. Pour les organisations qui ont déjà bien cerné leurs besoins et dont la réflexion est mûre, il peut être utilisé comme guide de rédaction d’un document d’appel d’offres. Pour d’autres, qui sont moins avancées dans la démarche, il peut servir à documenter les besoins, par exemple en étant accompagné d’un.e conseiller.ère.

Vous pouvez accéder au document gratuitement, au format Google Docs (en lecture seule, mais dont vous pouvez faire une copie pour l’utiliser). Il est disponible sous licence CC BY 4.0 (autorisation de reproduction et d’adaptation à condition d’inclure une mention d’attribution à la source du document).

Si vous avez des commentaires ou des suggestions pour améliorer le document, ou si vous souhaitez simplement nous informer que vous l’avez utilisé, n’hésitez pas à nous écrire.

Connaissez-vous les cartes enrichies du moteur de recherche Google?

Par Christian Roy

Les cartes enrichies sont de plus en plus présentes dans les résultats sur le moteur de recherche Google. Il s’agit de résultats concis présentés sous forme de «cartes», avant les autres résultats de la recherche, incluant les publicités payées. Sur un appareil mobile, les cartes enrichies occupent même parfois tout l’espace du premier écran.

Le positionnement des activités des membres de la Communauté de pratique de QuébecSpectacles constitue donc un enjeu primordial pour leur découvrabilité (la capacité du contenu culturel d’être découvert par le public ciblé). Dans cet esprit, la Communauté de pratique, dans le cadre de son volet Laboratoire, a lancé une démarche pour faire un état des lieux sur le sujet. Nous tenterons de répondre à différentes questions: est-ce que les activités proposées par les membres se positionnent bien dans les cartes enrichies? Est-ce que les données proviennent des sites web des membres, ou de sites tiers? L’objectif à terme sera d’arriver à déterminer s’il y a lieu de faire des efforts collectifs pour améliorer la situation.

Nous vous transmettrons évidemment les résultats de notre analyse. D’ici là, si vous avez des questions, des observations ou des préoccupations sur le sujet, faites-en nous part. Il nous fera plaisir de discuter du sujet avec vous.

Le Phoque OFF: aussi une occasion d’apprendre pour le milieu du spectacle!

Par Ulysse Ruel

Le Phoque OFF est de retour pour une 5e édition avec non seulement une programmation riche en spectacles (100!), mais surtout une série de conférences Messe Basse, qui est une belle occasion pour la communauté de pratique numérique d’apprendre et d’échanger sur les enjeux actuels du milieu de la diffusion artistique.

Messe Basse – Lepointdevente.com est une occasion de regrouper les artisans du milieu culturel et développer une réflexion sur des sujets très spécialisés. Les discussions seront articulées autour de thèmes en lien avec les enjeux actuels de l’industrie culturelle :

  • l’utilisation de données numériques dans la promotion d’événements culturels
  • la rentabilité de concerts
  • l’intérêt de faire des événements et tournées écoresponsables
  • l’épuisement professionnel et la gestion du stress en événementiel.

Réservé aux acteurs de la production et de la diffusion culturelle, l’événement Messe Basse promet d’être extrêmement enrichissant pour réfléchir collectivement sur des enjeux communs aux grands comme aux petits. L’événement est gratuit, mais il faut faire une demande d’accréditation gratuite afin d’y participer.

Pour faire une demande d’accréditation gratuite:
https://lepointdevente.com/billets/phoqueoff2019-pro


Pour connaître l’horaire détaillée de Messe Basse – Lepointdevente.com
:
http://phoqueoff.com/

 

Horaire de Messe Basse

Lundi 18 février 2019
9h30 à 11h00 : Retour vers le futur ! / Maelstrom
La discussion émotive qu’a engendré la table ronde à propos de la fermeture du Cercle et du Divan Orange s’est-elle transformée en action concrète? Retour sur l’année 2018 et ses réalisations.

12h00 à 14 h : Prends ça cool ! / Hono Izakaya
Comment mieux organiser son temps, gérer son stress et éviter l’épuisement au travail?

Mardi 19 février 2019
9h30 à 11h30 : As-tu signé le pacte? / Petit Théâtre de Québec
Quelques astuces faciles afin de rendre vos tournées et événements plus éco-responsables. Est-ce qu’en plus ça peut être payant?

11h30 à 13h00 : Make money money, make money! / Le renard et la chouette
Un concert doit-il encore être rentable en billetterie en 2019? Partageons nos trucs et astuces de commercialisation et de maximisation.

Mercredi 20 février 2019
10 h à 11h30: À qui cé qu’cé la donnée ? / L’Anti Bar
La donnée est largement disponible via les outils numériques utilisés aujourd’hui. Fans clubs, billetterie, médias sociaux permettent une collecte facile et précise. Mais comment on l’utilise cette donnée? À qui appartiennent-elle? Devrions-nous la mutualiser?

Jeudi 21 février 2019
9h30 à 11h : Brunch-mortem! / Luzz
Énoncé des principales pistes de solutions évoquées lors des discussions reliées au 4 grands thèmes.

Améliorer ses compétences en littératie numérique pour mieux utiliser son site web

Par Catherine Chagnon

Le 16 novembre dernier, nous avons assisté à la formation fort intéressante «Coffre à outils pour bien comprendre votre site web», présentée par le Conseil de la culture et sa Communauté de pratique numérique. Cette formation numérique était offerte par Ulysse Ruel, consultant en stratégies web. Nous vous partageons nos principaux apprentissages.

Mettre à jour nos connaissances

L’objectif de la formation était d’améliorer notre compréhension de notre site web et surtout de son environnement. La plupart des organismes du milieu des arts de la scène sont présents sur internet depuis de nombreuses années. De ce fait, nous serions portés à croire que nos connaissances en la matière sont à jour! Qu’il y a tellement à faire dans un contexte de transformation numérique que nous devrions mettre nos énergies ailleurs!

Oups! Nous avons réalisé que ce n’était pas aussi simple que cela!

Internet c’est quoi?

Pour camper notre site web dans son environnement, il faut garder à l’esprit qu’internet est d’abord et avant tout physique… Nous pouvons aisément faire la comparaison avec l’électricité. Concrètement, ce sont des câbles qui passent dans les océans, c’est une structure hiérarchisée d’ordinateurs qui sont interreliés et qui constituent un réseau informatique. Et qui dit réseau, dit aussi parfois des pannes ou des problèmes techniques!

Et dans le milieu des arts de la scène, lorsque notre site web «plante», cela a des impacts sur la vente des billets de spectacles!

Parlons hébergement!

Nous rendons accessible notre site web par le biais de notre hébergeur. Ce fournisseur nous loue un espace pour garder notre site web de manière sécuritaire. Cela dit, le fait d’offrir un service sécuritaire ne nous protège pas d’une panne technique. Il peut arriver que notre hébergeur web éprouve des problèmes et que notre site internet soit inaccessible temporairement.

Rappelez-vous que votre site web contribue à la commercialisation de vos spectacles à billetterie.

C’est pourquoi, il est essentiel de connaître le nom de notre hébergeur web et, surtout, vos codes d’accès. Il est important de maintenir un bon lien avec son hébergeur et de vérifier son offre de services avant de signer une entente contractuelle. Vous louez un service, peut-il vous répondre en français? Est-il facile de le contacter? Offre-t-il un service 24h? Est-ce que vous avez une sauvegarde garantie de votre site ? Des questions des plus pertinentes à poser avant de choisir votre forfait.

Magasiner son hébergement?

Il est important de magasiner les services d’hébergement web afin qu’ils répondent correctement aux besoins de votre organisme. N’hésitez pas à poser des questions pour comprendre les avantages ou les inconvénients des services offerts.

Les tarifs d’hébergement varient selon différents critères : la quantité d’espace loué, la quantité de sites web hébergés, la vitesse du serveur (ressources partagées ou non), la possibilité d’une ou des bases de données, etc.

Et les codes d’erreur dans tout ça?

En parlant d’un site web, combien de fois disons-nous ou entendons-nous l’expression «c’est planté! Cela est très fréquent. Saviez-vous que les codes d’erreur qui vous apparaissent à l’écran sont importants? Le numéro du code est un indicateur. Il faut le noter! Il pourrait être utile pour connaître la nature de votre problème et l’expliquer à votre fournisseur.

Par exemple, les codes 500 sont liés au serveur, donc à votre hébergeur; tandis que les codes 400 concernent le développement du site, les contenus et les mises à jour. Quelques minutes de recherche sur internet suffisent pour trouver une liste de codes d’erreur les plus courants.

1Source : Qu’est-ce que la littératie numérique? par HabiloMédias – Centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique.
http://habilomedias.ca/litteratie-numerique-et-leducation-aux-medias/informations-generales/principes-fondamentaux-de-la-litteratie-numerique-et-de-leducation-aux-medias/les-fondements-de-la-litteratie-numerique

 

le babillard de la communauté

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5 guides pour améliorer sa découvrabilité!

Nous vous suggérons 5 guides à consulter à propos de la découvrabilité et des bonnes pratiques connues à ce jour (il s’agit d’une liste de références non exhaustive!).

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Quelques références liées aux 5 concepts pour comprendre et développer des projets numériques!

Le numérique fait partie de nos vies. À défaut de tout connaître (et parce que ce n’est pas nécessaire de tout savoir), nous vous résumons à l’aide de mots clés, cinq concepts pour avancer avec confiance dans la voie numérique!

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Exploiter les données issues d’une plateforme de billetterie avec Airtable

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Comme nous l’avons expliqué dans le premier texte de cette série, les données historiques de ventes (ou de visites, pour les événements gratuits) d’un diffuseur de spectacles sont précieuses.  L’équipe du Carrefour international de théâtre le sait et a déployé, de façon itérative, différents outils pour exploiter ces données. Nous vous présentons ici le résultat […]

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Exploiter les données issues des plateformes de billetterie : cas vécus

Les données historiques de ventes (ou de visites, pour les événements gratuits) d’un diffuseur de spectacles sont précieuses. Elles contiennent évidemment de l’information utile d’un point de vue comptable. Mais se limiter à cette utilisation serait dommage. En effet, la billetterie peut être un levier pour la transformation numérique de l’organisation. Les données d’usage (ventes, […]

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Plan d’action 2019-2022 pour la diffusion des arts de la scène : nos faits saillants!

Cet article présente les faits saillants que nous avons notés au fil de la lecture du «Rapport du comité de réflexion sur la diffusion des arts de la scène au Québec» et du plan d’action publiés par le Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Un modèle d’énoncé de besoins pour le développement d’un site web pour la Communauté de pratique numérique

Ce document sert à la fois de guide et de listes de choses à ne pas oublier pour documenter les besoins d’une organisation qui veut développer (ou améliorer) un site web. Le document d’une douzaine de pages présente plus de vingt thèmes importants à documenter.

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Projets de données: quel impact sur la transition numérique en culture ?

Article de Josée Plamondon

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L’an dernier, le Conseil a investi 153 millions de dollars pour mettre de l’art dans la vie des Canadiennes et des Canadiens de tout le pays.